Fine Arts Paris est le grand rendez-vous parisien du marché de l’art ancien, moderne et de collection. Une centaine de galeries internationales y présentent, sous la verrière du Grand Palais, des tableaux, des sculptures, des dessins, du mobilier, des objets d’art et de la joaillerie couvrant toutes les périodes, de l’Antiquité à la création contemporaine. Le salon se tient désormais en septembre, au moment où la saison artistique parisienne redémarre.
Un nom, un lieu et une saison qui ont changé
Trois informations circulent encore à propos de ce salon et sont aujourd’hui fausses. Il est utile de les corriger explicitement, parce qu’elles conduisent chaque année des visiteurs au mauvais endroit, à la mauvaise date.
- Le nom. Le salon ne s’appelle plus « Fine Arts Paris & La Biennale », ni « FAB Paris ». Son intitulé actuel est Fine Arts Paris.
- Le lieu. Il ne se tient plus au Carrousel du Louvre mais au Grand Palais.
- Le mois. Il ne se tient plus en novembre mais en septembre.
Ces trois points sont vérifiables sur le site de l’organisateur, finearts-paris.com. Si vous lisez ailleurs une autre localisation ou une autre saison, l’information est périmée.
D’où vient ce salon
Fine Arts Paris est né d’un salon consacré aux beaux-arts, rapproché ensuite de la Biennale des Antiquaires, rendez-vous historique des marchands et antiquaires parisiens. De ce rapprochement est issue une manifestation unique en France par son ampleur : un seul lieu, une seule semaine, et un spectre qui court des tableaux anciens au design, en passant par les arts graphiques, l’archéologie, l’orfèvrerie et les bijoux.
Cette histoire explique la physionomie du salon : ce n’est ni une foire d’art contemporain comme Art Paris, ni une foire d’antiquités généraliste comme la TEFAF de Maastricht. C’est un salon transversal, où un marchand de dessins du XVIIIᵉ siècle voisine avec une galerie de design du XXᵉ.
Ce que l’on y voit
Le salon réunit environ une centaine de galeries, françaises et étrangères. Les grandes familles d’objets présentées reviennent d’une édition à l’autre.
- Peinture et sculpture, des maîtres anciens aux modernes.
- Arts graphiques : dessins, estampes, aquarelles — une spécialité historique de la place parisienne.
- Mobilier et objets d’art : ébénisterie, bronzes, céramique, orfèvrerie.
- Joaillerie et bijoux anciens, souvent parmi les stands les plus visités.
- Design et création contemporaine, en dialogue avec les pièces anciennes.
Pourquoi ce salon intéresse les métiers d’art
Un salon de marchands n’est pas un salon d’artisans : on n’y rencontre pas les ateliers, on y voit le résultat de leur travail, parfois trois siècles plus tard. C’est précisément ce qui le rend instructif. Un cabinet en marqueterie, une paire de bronzes dorés, une reliure, un meuble à transformations : chacune de ces pièces est un cas d’école pour qui s’intéresse aux gestes qui les ont produites, et l’on peut y examiner de près des ouvrages que les musées présentent derrière une vitrine.
Le second lien avec les métiers d’art est la restauration. Une œuvre ancienne qui arrive sur le marché est presque toujours passée par un atelier : consolidation, nettoyage, remplacement d’éléments manquants, remise en état d’un mécanisme. Notre article sur la restauration d’objets d’artisanat détaille cette chaîne, et celui consacré au restaurateur de meubles anciens décrit le métier tel qu’il s’exerce aujourd’hui. Pour l’ébénisterie et la marqueterie, notre guide métiers d’art, ameublement et décoration donne les repères de vocabulaire utiles avant une visite, et notre panorama bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et horlogerie fait de même pour les vitrines de joaillerie.
Qui vient
Le public mêle collectionneurs, marchands, conservateurs de musées, décorateurs et simples amateurs. L’entrée est payante et la fréquentation reste raisonnable comparée aux grandes foires grand public, ce qui laisse la possibilité d’échanger réellement avec les exposants. C’est un point à connaître : dans ce type de salon, poser une question sur la provenance, l’état ou les restaurations d’une pièce est normal, y compris sans intention d’achat.
Préparer sa visite
- Repérer les galeries avant de venir. La liste des exposants est publiée sur le site du salon ; avec une centaine de stands, une visite au hasard se dilue vite.
- Choisir un fil conducteur. Une technique, une période, un matériau : une visite thématique laisse davantage qu’un parcours exhaustif.
- Vérifier tarifs, horaires et billetterie sur le site officiel. Ils changent d’une édition à l’autre.
- Prévoir la conférence. Le salon accueille des tables rondes et rencontres avec des spécialistes ; le programme est publié peu avant l’ouverture.
- Combiner avec la saison parisienne. Septembre concentre plusieurs rendez-vous dans la capitale, ce qui permet d’enchaîner sur une même venue.
Le calendrier : ce qui est publié à ce jour
L’édition annoncée par l’organisateur se tient du 19 au 23 septembre 2026 au Grand Palais (source : finearts-paris.com, consulté le 12 septembre 2026 ; dates recoupées sur la programmation publiée par le Grand Palais). Aucune date n’est publiée au-delà ; le rythme reste annuel, en septembre.
Les autres rendez-vous du marché de l’art et de la création
À Paris, le Salon du Dessin prolonge au printemps la spécialité graphique, et le Salon du Patrimoine Culturel rassemble à l’automne les métiers de la restauration et de la conservation. Côté création vivante, Révélations réunit au Grand Palais les ateliers contemporains. Notre panorama des événements et salons d’artisanat à Paris recense les autres dates, et l’ensemble se suit dans notre agenda des métiers d’art.
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