Pour devenir artisan bijoutier, la voie la plus courante est un CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie, en 2 ans, suivi si possible d’un brevet des métiers d’art (2 ans) ou d’un DN MADE (3 ans). On apprend d’abord à scier, limer, souder, mettre en forme et sertir ; on exerce ensuite comme salarié dans un atelier ou comme indépendant. Ce guide détaille les diplômes, les écoles, les débouchés et les démarches d’installation.
Bijoutier, joaillier, sertisseur : de quoi parle-t-on ?
Le bijoutier travaille surtout le métal (or, argent, platine) ; le joaillier monte des pièces serties de pierres. Autour d’eux gravitent des spécialistes : le sertisseur, qui fixe les pierres, le polisseur, le graveur, le lapidaire qui taille les pierres, l’émailleur. Pour le détail des gestes et des familles de métiers, voir le métier d’artisan bijoutier-joaillier et les métiers d’art de la bijouterie, de l’orfèvrerie et de l’horlogerie.
Les diplômes pour devenir artisan bijoutier
- CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie (2 ans), avec trois options : bijouterie-joaillerie, bijouterie-sertissage, polissage-finition (voir la fiche Onisep du CAP) ;
- brevet des métiers d’art (BMA) bijou, en 2 ans après le CAP ; le BMA est progressivement remplacé par le brevet national des métiers d’art (BNMA) ;
- DN MADE (diplôme national des métiers d’art et du design, bac+3), mention objet, parcours bijou, qui a remplacé l’ancien DMA.
Le CAP suffit pour être embauché comme bijoutier en atelier ; le BMA ou le DN MADE ouvrent davantage la conception et la création.
Où se former ?
- l’École Boulle, école publique d’arts appliqués à Paris, prépare notamment au CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie ;
- la Haute École de Joaillerie, école privée parisienne de la profession, prépare au CAP et au BMA ;
- en région, des lycées professionnels proposent le CAP, comme le lycée Amblard à Valence (CAP, BMA bijou, DN MADE parcours bijou) ; la liste complète par académie est sur l’Onisep.
Pour découvrir le métier avant de s’engager, l’École des Arts Joailliers, à Paris, propose des cours d’initiation ouverts au public ; ils ne délivrent pas de diplôme.
Devenir bijoutier en reconversion
Le CAP se prépare aussi à l’âge adulte, en formation continue ou en candidat libre, parfois en un an intensif. Le financement (CPF, transition professionnelle), le choix de l’école et les premières années sont traités pas à pas dans notre guide « Devenir bijoutier-joaillier », au format PDF.
Débouchés et rémunération
Les diplômés travaillent dans les ateliers des maisons de joaillerie et chez leurs sous-traitants, dans des ateliers de création ou de réparation, ou s’installent à leur compte. Un salarié à temps plein ne peut pas être payé moins que le SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026 ; au-delà, la rémunération dépend de la convention collective, de l’expérience et de l’atelier. Les revenus d’un indépendant varient fortement selon la clientèle et les prix pratiqués.
S’installer comme bijoutier indépendant
L’activité se déclare sur le guichet unique de l’INPI, avec l’accompagnement de la chambre de métiers. Le travail des métaux précieux impose des obligations propres au métier : poinçon de maître, registre des achats et des ventes (livre de police), règles de garantie. Notre guide du bijoutier-joaillier les détaille, avec le calcul des prix. Pour le reste, voir choisir sa forme juridique et, pour être trouvé par vos clients, notre offre de site vitrine pour artisans.
Où voir des bijoux de référence
- le musée des Arts décoratifs à Paris, dont la galerie des bijoux couvre l’histoire du bijou en France, de René Lalique aux créateurs contemporains ;
- la place Vendôme, à Paris : aménagée sous Louis XIV, elle accueille les joailliers à partir de la fin du XIXe siècle (Boucheron s’y installe en 1893) et réunit aujourd’hui les grandes maisons ;
- la villa Noailles à Hyères, qui organise le Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode, ouvert aux jeunes créateurs de bijoux.
Les 12 erreurs qui coûtent le plus cher aux artisans d’art
Douze erreurs précises, chacune vérifiée sur une source publique et datée : la qualité d’artisan d’art qui ne se gagne pas devant un jury, les 60 jours de l’ACRE, le mot « acompte » qu’il faut écrire, les 33 €/kg d’indemnisation d’un transporteur, le stage pour enfants qui bascule dans un régime déclaratif. Avec seize sources officielles pour tout vérifier vous-même.

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