Le fabricant de bardeaux ou de lattes fend le bois, principalement le bois vert de châtaignier, parfois le chêne, pour obtenir des lattes de quelques millimètres d’épaisseur. Elles servent de support de couverture ou de revêtement de toiture. Le métier figure dans le domaine architecture et jardins de la liste des 281 métiers d’art ; voir aussi les métiers d’art de l’architecture et des jardins.
Bardeaux fendus et bardeaux sciés
La différence est d’abord une affaire de durée de vie. Selon la Fédération française du bâtiment (FFB), les bardeaux fendus mesurent de 25 à 35 cm de long sur 6 à 10 cm de large ; les bardeaux sciés, de 40 à 60 cm sur 10 à 18 cm, sont moins durables. Fendre le bois suit son fil et préserve les fibres ; la scie les coupe.
Les noms changent avec les régions. Dans les Hautes-Alpes, où l’on couvre en mélèze, l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine parle d’essendoles ou d’essentes, d’ancelles, de tavaillons.
Un savoir-faire rare
L’Institut pour les savoir-faire français classe ce métier en rareté élevée et recense « environ une dizaine d’entreprises d’artisans fabricants ». Il précise qu’il n’existe ni diplôme ni formation spécifique ; les formations de couverture et de charpente peuvent sensibiliser à ce savoir-faire. La FFB signale qu’un projet de certificat de qualification professionnelle serait en cours d’élaboration.
Se former
- CAP couvreur (RNCP41834) : niveau 3, Éducation nationale, nouveaux parcours à partir du 1er septembre 2026. Il prépare à la couverture, sans traiter spécifiquement des bardeaux.
- Apprentissage auprès d’un fabricant : c’est la voie de transmission réelle, compte tenu du petit nombre d’ateliers.
Côté pose, la FFB renvoie au NF DTU 41.2 et au cahier des règles professionnelles des couvertures en bardeaux de bois de Savoie et Haute-Savoie (2004). Les organisations professionnelles citées sont l’UMB-FFB et l’UMGCCP-FFB.
Les métiers voisins
- Couvreur du patrimoine : pose les bardeaux sur les toitures anciennes.
- Charpentier : prépare la charpente qui les reçoit.
- Chaumier et ardoisier : les autres couvertures traditionnelles.
Revenus
Aucune source officielle ne publie de rémunération pour ce métier.
Questions fréquentes
Bardeau, tavaillon, essente : est-ce la même chose ?
Ce sont des noms régionaux pour des petites planchettes de bois posées en couverture ou en bardage. Les dimensions et les essences varient selon les régions et les règles locales.
Peut-on refaire une toiture en bardeaux dans un secteur protégé ?
Renseignez-vous auprès de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP) : dans les Hautes-Alpes, par exemple, elle publie une fiche conseil sur les toitures en bardeaux.
Les 12 erreurs qui coûtent le plus cher aux artisans d’art
Douze erreurs précises, chacune vérifiée sur une source publique et datée : la qualité d’artisan d’art qui ne se gagne pas devant un jury, les 60 jours de l’ACRE, le mot « acompte » qu’il faut écrire, les 33 €/kg d’indemnisation d’un transporteur, le stage pour enfants qui bascule dans un régime déclaratif. Avec seize sources officielles pour tout vérifier vous-même.
Sources
- Institut national des métiers d’art, livret « La liste des métiers d’art » (2017), consulté en octobre 2026 : institut-savoirfaire.fr
- Institut pour les savoir-faire français, fiche « Fabricant de bardeaux et de lattes », consulté en octobre 2026 : institut-savoirfaire.fr
- Fédération française du bâtiment, « Tavaillons, bardeaux bois : atouts et mise en œuvre » (2025), consulté en octobre 2026 : ffbatiment.fr
- UDAP des Hautes-Alpes, fiche conseil « Les toitures en bardeaux », consulté en octobre 2026 : culture.gouv.fr
- France Compétences, RNCP41834 « CAP Couvreur », consulté en octobre 2026 : francecompetences.fr



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