Le fabricant de girouettes et d’éléments de faîtage réalise les ornements qui couronnent les toits : girouettes, coqs, épis de faîtage. Il travaille surtout des métaux non ferreux, aluminium, cuivre, zinc ou plomb ; les épis peuvent aussi être en terre cuite, émaillée ou non. Le métier figure dans le domaine architecture et jardins de la liste des 281 métiers d’art ; voir aussi les métiers d’art de l’architecture et des jardins.
Ce qu’il fabrique
- Girouettes et coqs : silhouette découpée ou repoussée, axe, roulement et croisillon des points cardinaux.
- Épis de faîtage : en métal (zinc, plomb, cuivre) ou en terre cuite, ils protègent la pointe d’une tourelle ou d’un faîtage et la décorent.
- Autres ornements de toiture : l’Institut pour les savoir-faire français cite aussi les chimères parmi les ouvrages du couvreur ornemaniste.
Un savoir-faire sans diplôme
Selon l’Institut pour les savoir-faire français, il n’existe pas de formation spécifique au métier de girouettier, qui s’apprend auprès de professionnels ; il est classé en rareté élevée, avec « peu d’entreprises ». Le même institut indique qu’il n’existe pas non plus de formation dédiée au couvreur ornemaniste, qui façonne le zinc, le plomb et le cuivre, seulement des formations continues non diplômantes.
Se former
- CAP couvreur (RNCP41834) : niveau 3, Éducation nationale ; sa fiche mentionne les éléments métalliques de couverture.
- Zinguerie : la fiche de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel consacrée aux savoir-faire du couvreur zingueur parisien (2017) mentionne les ornements en zinc et cite plusieurs lieux de formation, dont le CFA Maximilien-Perret à Alfortville, les CFA des Compagnons du Devoir et celui de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment.
- Apprentissage chez un ornemaniste ou un girouettier : la voie principale de transmission.
Pour les épis en terre cuite, nous n’avons pas trouvé de source officielle décrivant la fabrication ; voyez la fiche du tuilier pour le travail de la terre cuite de couverture.
Les métiers voisins
- Couvreur du patrimoine et couvreur ornemaniste : pose et restaure les ornements de toiture.
- Métallier : façonne les métaux pour le bâtiment.
- Campaniste : intervient lui aussi au sommet des édifices, sur les cloches et horloges.
Revenus
Aucune source officielle ne publie de rémunération pour ce métier.
Questions fréquentes
Qui peut restaurer une girouette ancienne ?
Un couvreur ornemaniste ou un atelier de girouettes. Pour un édifice protégé au titre des monuments historiques, l’intervention suit la réglementation qui s’y applique.
Les 12 erreurs qui coûtent le plus cher aux artisans d’art
Douze erreurs précises, chacune vérifiée sur une source publique et datée : la qualité d’artisan d’art qui ne se gagne pas devant un jury, les 60 jours de l’ACRE, le mot « acompte » qu’il faut écrire, les 33 €/kg d’indemnisation d’un transporteur, le stage pour enfants qui bascule dans un régime déclaratif. Avec seize sources officielles pour tout vérifier vous-même.
Sources
- Institut national des métiers d’art, livret « La liste des métiers d’art » (2017), consulté en octobre 2026 : institut-savoirfaire.fr
- Institut pour les savoir-faire français, fiche « Girouettier », consulté en octobre 2026 : institut-savoirfaire.fr
- Institut pour les savoir-faire français, fiche « Couvreur ornemaniste », consulté en octobre 2026 : institut-savoirfaire.fr
- Ministère de la Culture, inventaire du PCI, « Les savoir-faire du couvreur zingueur parisien » (2017), consulté en octobre 2026 : culture.gouv.fr
- France Compétences, RNCP41834 « CAP Couvreur », consulté en octobre 2026 : francecompetences.fr



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